François Hollande mise ses espoirs sur la reprise et la France qui gagne

Contrairement à Manuel Valls qui lutte péniblement pour les socialistes, François Hollande explore la « France qui gagne ». Le 12 mars, il a visité l’Isère pour découvrir deux sociétés en plein développement qui symbolisent, d’après lui, les performances françaises.

Selon une entreprise parisienne et Dassault Aviation de Mérignac, le président français a décidé de poursuivre sa grande tournée du secteur du travail. Il a notamment visité les chaines de montage d’une grande entreprise basée à Veyrins-Thuellin qui est spécialisée en transport par câbles, ensuite celles d’un fabricant de matières composites à Saint-Jean-de-Soudain.

Ces deux sociétés libèrent d’importantes marges d’investissement, recrutent et trouvent toujours des marchés dans le pays ainsi qu’à l’étranger. C’est plutôt une bonne chose pour le président qui a constaté la reprise et qui envisage de l’amplifier et la développer.

Des visites purement politiques

La tournée présidentielle, perçue comme économique, cache en vérité des contextes politiques. Se déroulant à dix jours des départementales, François Hollande a souhaité faire voir des images positives de l’économie française à tous ses concitoyens. La visite de l’Isère a notamment été bien calculée, car même cette terre socialiste d’André Vallini, son secrétaire d’État pour la réforme territoriale, risque de basculer vers la droite pendant les élections. Le président est conscient de ce risque politique, toutefois il riposte en affichant la bonne santé de l’économie.

Lorsqu’il s’est adressé aux ouvriers de Saint-Jean-de-Soudain, il a fait passer un message infraliminal contre les propos protectionnistes et antieuropéens évoqués par le Front National. D’après François Hollande, les travailleurs de Saint-Jean-de-Soudain travaillent au sein d’une société qui exporte et ils sont parfaitement implantés dans leur territoire. Il a affirmé aussi que c’est grâce au marché ouvert de l’Europe qu’ils peuvent devenir plus compétitifs. Ce même message a été répété par la suite durant une table ronde à laquelle les entrepreneurs du département se sont joints à lui. Il a déclaré que la zone euro est indispensable parce que si la France en sortait, les frontières seraient closes et le destin des entreprises qui exportent serait incertain.

Le chef d’État a répondu aux craintes de Manuel Valls de voir une victoire du FN durant les élections qu’il y avait bien une menace. Mais François Hollande ne veut pas céder à la panique. Il a expliqué qu’il faut accepter la réalité, mais que les Français doivent avoir confiance en eux, car c’est grâce à cela qu’il est possible de vaincre la peur.