Fermes verticales : Les sociétés high-tech japonaises s’y intéressent de près

Les entreprises intéressées par la culture urbaine sont nombreuses à l’instar de Fujitsu, Toshiba et de Sharp. Pour autant, ces sociétés n’abandonnent pas le monde du high-tech. Il s’agit simplement d’une stratégie de diversification des activités.

On se remet à cultiver

Il faut noter que la culture urbaine est une pratique qui date de longtemps, même si c’est récemment que les sociétés high-tech s’y sont intéressées de près. Le gouvernement estime que l’avenir de l’agriculture japonaise est incertain : fermiers trop âgés, désintéressement des jeunes, faible productivité, faible taux d’autosuffisance alimentaire, contamination de plusieurs lieux de culture suite à l’incident nucléaire de Fukushima…

Avec de telles conditions, les géants du high-tech se sont vite mis à la culture en ville. Ainsi, les villes comptent désormais plusieurs fermes verticales.

Un chiffre d’affaires négligeable

Chaque entreprise met au point des projets expérimentaux de taille. Toshiba entre autres a conçu le ‘Clean Room Farm’, un bâtiment de 2 000 m2 situé à Yokosuka. Il s’agit d’un immeuble à étages où sont cultivés des épinards, du mizuna, des laitues et d’autres légumes nourris avec des liquides nutritifs.

Le but de Toshiba en 2014 est de fournir 3 millions de sacs de nourriture chaque année pour atteindre un chiffre d’affaires de 2.1 millions d’euros, un montant très faible vis-à-vis du chiffre d’affaires général de l’entreprise (45 milliards d’euros).

Un concept qui se développe

Tous les géants du high-tech nippon se sont mis à aménager certains de leurs locaux pour en faire des centres dédiés à l’agriculture urbaine. Fujitsu entre autres a transformé son usine de semi-conducteurs en ‘Akisai Food and Agricultural Cloud’. L’entreprise utilise des semi-conducteurs à la place des pesticides pour éliminer les bactéries, les insectes et même les poussières.

Par ailleurs, chaque entreprise veut développer ce concept à l’international. Toshiba et Panasonic par exemple se sont installés à Singapour. Sharp a choisi de s’implanter à Dubaï pour cultiver des fraises.

Il n’y a pas de rentabilité

L’agriculture verticale s’annonce très prometteuse : 10 000 laitues/jour pour 25 000 m2, 40% d’économie d’énergie et 99% d’économie d’eau. À l’avenir, le rendement va encore être intéressant avec l’évolution de la technologie.

Toutefois, les fermes verticales demandent un investissement important, qui n’est pas encore rentabilisé par la production actuelle. Aussi, la production est loin de satisfaire la demande.