Tiers-payant, généralisation ou pas ?

Le débat a été houleux á partir de l'été 2017 lorsque la question de la généralisation du tiers-payant a été soulevée par la ministre de la santé. Qu'en est-il finalement, et qu'est-ce qui va changer pour les assurés en 2018 ?

Le tiers-payant, une exception française 

Le tiers-payant dispense un assuré de faire l'avance relative aux frais de soins ou de médicaments lors d'une visite chez un professionnel de la santé ou chez le pharmacien. On parle alors de tiers-payant pharmacie. Dans le cas du tiers payant partiel, l'assuré paye uniquement la part des frais non pris en charge par l'Assurance maladie c'est ce que l'on appelle le ticket modérateur. Dans le cas du tiers payant total, le patient n'a aucun frais à régler.

Le tiers-payant s'applique d'office si l'assuré bénéfice de la CMUC,  de l'AME, de l' ACS, en cas d'accident de travail ou d'une maladie professionnelle, en cas d'hospitalisation dans un établissement sous convention avec l'assurance maladie ou si le patient a  plus de 15 ans et consulte un professionnel de santé pour sa contraception.

La généralisation du tiers-payant

Dans l'actualité, l'Assemblée nationale a voté  la suppression de l'obligation de généraliser le tiers payant le 30 novembr 2017. Dès lors, l'amendement adopté prévoit que l'obligation de généralisation du tiers payant à l'ensemble de la population est supprimée. Le gouvernement doit remettre au Parlement et ce avant le 31 mars 2018, un rapport sur le calendrier de mise en oeuvre opérationnelle du tiers payant intégral, lequel sera réalisé sur la base d'une concertation avec les acteurs impliqués. Présenté comme un véritable progrès social, la généralisation du tiers-payant faisait parti de la loi santé de l'ancienne ministre de la santé du gouvernement Valls, Marisol Touraine. Les médecins, quant á eux, avaient lourdement dénoncé cêtre proposition.